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Cellulite

Rappels généraux

La cellulite constitue un sujet majeur de préoccupation féminine, et ceci de façon légitime puisque 90 % des femmes sont concernées !

La peau est capitonnée: en la pinçant, on obtient le phénomène de la « peau d'orange ». De plus, le tissu conjonctif est inflammatoire et les cellules graisseuses sont entourées d'une fibrose qui enserre les micro-vaisseaux. Les échanges circulatoires et métaboliques sont diminués.

Les principales localisations de la cellulite sont les cuisses, les fesses, le dessus et l'intérieur du genou, l'intérieur des chevilles, les hanches et le ventre. Il s'agit des zones naturelles de stockage des graisses chez la femme, principalement sous l’influence des hormones féminines (ce qui explique pourquoi les hommes sont si peu concernés).

La cellulite est plus importante s'il existe beaucoup de graisse sous la peau mais il est possible d'observer un aspect de peau d'orange même chez une femme mince !

Les différents types de cellulites

La cellulite, graisse superficielle localisée sous la peau se distingue de la graisse profonde (sur laquelle on peut pratiquer la liposuccion, notamment lorsqu’elle est localisée). Surtout, elle s’associe à deux phénomènes : la rétention d’eau et la fibrose.

On distingue donc trois formes de cellulites selon la prédominance de chacun des trois acteurs :

  • L’adipose : augmentation du nombre ou du volume des adipocytes, associé à un mauvais fonctionnement chronique de leur métabolisme et notamment un trouble de la captation du glucose contrôlée par l’insuline (qui explique l’action négative de la consommation des sucres rapides sur la formation de la cellulite)
  • La rétention d’eau : en cas de mauvais retour veineux ou d’insuffisance lymphatique ou si la perméabilité capillaire est modifiée du fait d’un déséquilibre hormonal, une partie des 8 litres d’eau filtrés chaque jour à travers nos vaisseaux capillaires restera dans les tissus graisseux entourant les adipocytes ;
  • Et enfin la fibrose (elle aussi favorisée par une consommation de sucres rapides), qui se traduit par une modification des fibres de collagène et entraîne la formation d’une gangue fibreuse autour des adipocytes et entraîne à son tour une diminution des échanges circulatoires et métaboliques.

Dans tous les cas, le diagnostic de la cellulite est d’abord clinique (vue et palpation). La peau est capitonnée : en la pinçant, on obtient l’aspect classique de « peau d'orange». Les tissus sont plus ou moins infiltrés d’eau (avec parfois des signes d’insuffisance veineuse) et la fibrose est perçue à la palpation (sensation d’induration). Par ailleurs, un auto-questionnaire permet de préciser l’impression clinique obtenue et de déterminer avec plus de précisions le type de cellulite et donc d’adapter la prise en charge. Ce questionnaire, mis au point par le Dr Blanchemaison (Paris), est également appelé « Liposcore® ».

De nombreux facteurs favorisants

Plusieurs facteurs sont incriminés dans la formation de la cellulite, notamment : l’alimentation, la quantité de graisse présente sous la peau, l’hérédité, les facteurs hormonaux, les facteurs circulatoires (insuffisance veineuse ou lymphatique), le stress, la sédentarité, etc.
D’où l’intérêt d’associer divers moyens de lutte

Ce que l’on cherche à faire

Quelles que soient les techniques, les objectifs de la prise en charge de la cellulite sont de :

  • diminuer la graisse sous-cutanée (si elle est en excès)
  • lutter contre la stase et l’oedème
  • stimuler la micro-circulation
  • et restructurer le tissu conjonctif en luttant contre la fibrose.

Celluwave®, Mesothérapie et Nutrition

  • Les ondes de chocs Celluwave®

Les ondes de choc (ou ondes acoustiques) ont commencé à être utilisées en médecine dans les années 80 pour détruire les calculs rénaux, puis pour favoriser la guérison des fractures et dans différents types de lésions musculo-squelettiques. Elles sont employées depuis quelques années pour lutter contre la cellulite et agréées par l'organisme américain FDA, ce qui témoigne de leur efficacité et leur innocuité.

Les ondes de choc radiales sont des ondes mécaniques, caractérisées par une variation transitoire et brutale de pression de forte amplitude pendant un temps très court. Il s'ensuit un effet de « martèlement » à une puissance et une fréquence variables.

Le traitement par ondes de choc permet de :

  • réduire la fibrose et assouplir le tissu conjonctif épaissi de la cellulite
  • relancer la microcirculation qui est ralentie dans les zones de cellulite
  • stimuler l'activité métabolique naturelle du tissu conjonctif (production de collagène).
Globalement, il va rétablir le fonctionnement « normal » du tissu adipeux qui était perturbé.

Ceci conduit à :

  • une diminution globale de volume
  • une réduction de l'aspect disgracieux de « peau d'orange »
  • une amélioration de la qualité de la peau (raffermissement, réduction des vergetures éventuelles).

  • En pratique

Le traitement d'une zone comporte 2 étapes :

  • L'application des ondes de choc elles-mêmes, à raison de 4000 à 5000 impulsions par zone. Ce traitement est bruyant et peu être désagréable près des zones osseuses et/ou tendineuses. Il existe cependant, en dehors de l'applicateur « standard » deux autres types d'applicateurs, l'un réservé aux épaisseurs de graisse plus importantes, l'autre aux zones sensibles (intérieur des cuisses, proximité des genoux)
  • Dans un deuxième temps, un autre applicateur générant des vibrations stimulantes va être utilisé pendant 4 à 5 minutes sur la zone précédemment traitée. Cette étape complémentaire va stimuler le drainage lymphatique et/ou vasculaire et faciliter l'élimination de l'eau (formes de cellulite aqueuse) ainsi que des graisses libérées par les cellules graisseuses les jours suivant la séance.

Ce traitement se distingue des autres techniques anticellulite par son caractère défibrosant du tissu graisseux. Il s'agit d'une véritable action de l'intérieur (au coeur de la cellulite) vers l'extérieur (la peau).

  • Les séances

Il faut compter 6 séances pour obtenir un résultat nettement visible, voire 8 à 10 si les troubles sont anciens et importants.

Dès la fin de la 3ème séance, la qualité de la peau commence à s'améliorer.

L'espacement entre les séances doit être d'au moins 4 jours, en moyenne 1 séance par semaine.

Une séance sur une zone dure environ 20 minutes.

Le coût d'une séance est de 65 euros par zone (ex : culotte de cheval ou face interne des genoux)

  • La Mesothérapie : Drainage

La mésothérapie ne peut revendiquer un effet lipolytique (destruction des cellules graisseuses) mais peut être utile pour améliorer le drainage, notamment dans les cas de rétention d'eau ou de cellulite à composante « aqueuse ». Il faut compter en général une dizaine de séances réalisées à 1 semaine d'intervalle et selon une technique « superficielle »

  • La prise en charge nutritionnelle

Elle peut être utile et est même nécessaire pour aider à réduire la cellulite chez les femmes en surpoids (IMC > 25) ou celles de poids normal présentant manifestement une alimentation déséquilibrée. En particulier, la consommation de sucres rapides est le principal phénomène à l'origine de la fibrose et du relâchement des tissus.

En effet, la plus grande partie du sucre ingéré doit servir à la contraction musculaire journalière. Chez les personnes n'ayant pas d'activité physique suffisante ou présentant un pourcentage de masse grasse supérieur à la normale, le glucose non utilisé se lie à certains constituants des fibres de collagène et entraîne leur déformation, ce qui leur fait perdre leur rôle de soutien de la peau et contribue à la formation de la cellulite.

Un bilan nutritionnel permettra de mieux préciser votre alimentation et de mesurer l'importance de votre masse grasse par impédancemétrie. C'est ainsi que l'on s'aperçoit qu'un grand nombre de femmes ont une masse grasse anormalement élevée, supérieure à 30 %, même parmi celles qui ne sont pas en surpoids (IMC compris entre 20 et 25). Une prise en charge nutritionnelle va permettre de réduire cette masse grasse.

Associée aux ondes de choc Celluwave®, elle va faciliter l'évacuation des graisses par les adipocytes dont les fonctions et le drainage sont progressivement relancés et donc potentialiser les résultats obtenus sur la cellulite.