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Couperose

La couperose est caractérisée par la présence des petits vaisseaux sanguins rouges (ou bleus, plus rarement), visibles de façon permanente et donc disgracieux, au niveau du visage (joues et ailes du nez le plus souvent).
Elle survient le plus souvent sur des peaux sensibles et plutôt blanches.

La couperose fait parfois partie de l’évolution d’une rosacée, maladie souvent méconnue malgré sa fréquence, puisque 4 millions de Français en souffriraient. Il s’agit d’une affection particulièrement fréquente chez les personnes à la peau et aux yeux clairs. Le pic se situe entre 40 et 50 ans, mais la rosacée peut se déclarer dès l’âge de 25 ans. Plus fréquente chez la femme que chez l’homme, elle atteint en revanche plus vite un stade avancé chez ce dernier.

Les quatre stades de la rosacée

La maladie peut évoluer, mais ce n'est pas une évolution stéréotypée. Ce n'est pas parce que nous avons des rougeurs au visage que l'on va aboutir au stade 4 de la maladie qui fait peur et qui est d'ailleurs rarissime. De plus, on peut commencer la rosacée par un stade 2 ou 3 sans passer par le stade 1.

  1. Des flushes qui flashent!
  2. Des rougeurs intenses transitoires apparaissent au niveau du nez et des pommettes. Elles s'accompagnent d'une sensation de chaleur, de brûlure et/ou de picotement. Ces flushes peuvent être rencontrés dès l'âge de 25 ans et durent pendant au moins 5 minutes. Ces rougeurs vont s'installer et deviendront permanentes, on les rencontrera dans les autres stades.

  3. Des rougeurs permanentes et des vaisseaux violacés apparents
  4. Les rougeurs au niveau du visage sont permanentes. On parle alors d'érythrose. Des petits vaisseaux dilatés peuvent également apparaître progressivement sur les joues, les ailes du nez et les pommettes, on parle alors de couperose.

  5. Des boutons disgracieux
  6. Les zones rouges du visage sont parsemées de boutons rouges (parfois " à tête blanche ") plus ou moins nombreux. C'est la forme classique de la rosacée, plus facile à identifier. Ce stade, dit papulo-pustuleux, peut apparaître d'emblée.

  7. Des œdèmes persistants

La peau épaissie forme une boursouflure au niveau de certaines zones du visage (nez, menton, front), ce qui entraîne une déformation importante et persistante.
Plus rare, mais plus grave, ce stade (rhinophyma) est plus fréquemment rencontré chez les hommes de 50 ans ou plus.

Les facteurs connus pour aggraver ou précipiter des flambées de rosacée chez certaines personnes sont :

  • l’exposition au soleil, à la chaleur (douche ou bain chaud), au froid ou aux vents extrêmes, variations brutales de la température ambiante (froid-chaud).
  • la consommation de liquides bouillants, d'aliments épicés ou d'alcool (surtout le vin rouge),
  • l’effort physique ou un exercice trop soutenu,
  • le stress, de même que tout ce qui élève la tension artérielle ou fait rougir ou cause des bouffées de chaleur.

Les peaux sensibles, prédisposées à la rosacée

La rosacée est une maladie vasculaire. Les premiers signes l'attestent : bouffées vasomotrices, rougeurs diffuses, couperose. Ce n'est pas un afflux brutal de sang artériel au niveau du visage qui est responsable des bouffées vasomotrices, mais un retard de vidange des petites veinules. Cela crée des agressions répétées au niveau de la microcirculation qui, progressivement, entraîne une altération des vaisseaux de petit calibre avec apparition d'une couperose. Le point de départ est une anomalie fonctionnelle de la veine faciale. Celle-ci joue un rôle dans le contrôle de la température cérébrale.

Chez le sujet normal, le sang s'écoule lentement dans la veine faciale, du cerveau vers le visage et en cas d'augmentation de la température corporelle, il y a une inversion du courant veineux, du visage vers le cerveau, ce qui apporte au cerveau du sang refroidi au contact de l'air ambiant. Ce système protège contre la "surchauffe cérébrale".

Chez le sujet souffrant de rosacée, en cas d'augmentation de la température corporelle, il n'y a pas d'inversion du courant veineux et le retard de vidange des veinules se traduit par des bouffées vasomotrices. En quelque sorte, les sujets atteints auraient un système de refroidissement facial déficient. Ainsi, ils seraient incapables de diminuer leur dilatation des vaisseaux de la face lorsqu’ils sont soumis à un facteur réchauffant (bain chaud, boisson chaude, alcool, atmosphère confinée, effort physique, émotion…). On note aussi chez les personnes touchées une tendance à la migraine.
Seul le médecin peut établir un diagnostic précis et mettre en place un traitement adapté dans l'objectif d'agir sur les symptômes et d'espacer les poussées.

Le traitement

Il repose pour la rosacée sur la prescription de médicaments à appliquer localement (émulsion, crème ou gel) ou à prendre par voie orale.

Pour réduire la couperose et les rougeurs diffuses de la rosacée, les lasers vasculaires et la lumière intense pulsée ont maintenant pris le pas sur l’électrocoagulation qui a longtemps été le seul traitement disponible.

Le principe de l’utilisation de la lumière de haute énergie pour traiter les vaisseaux sanguins dilatés est l’absorption de la chaleur émise par le pigment rouge du sang, l’hémoglobine, qui conduit à la coagulation des vaisseaux ou à leur éclatement. Les appareils utilisés doivent donc émettre des longueurs d’onde adaptées à cette cible (voir explication sur l’épilation).

Plusieurs types de lasers permettent de soigner la couperose : le laser KTP, le laser Nd:Yag et les lasers à colorant pulsés. Mais attention, ces derniers, qui sont les seuls à provoquer un éclatement des vaisseaux, entraînent des marques bleues très visibles (appelées purpura).

La lumière intense pulsée consiste en un traitement plus doux de la couperose comparé au laser ou à l’électrocoagulation, ce qui limite les désagréments après les séances. C’est la technique utilisée au cabinet médical, avec l’appareil à lumière intense pulsée de dernière génération Ellipse Flex PPT qui permet de traiter efficacement couperose et rougeurs diffuses.

Immédiatement après le traitement, des rougeurs s’installent sur les zones traitées et disparaissent généralement en quelques heures. Elles peuvent toutefois persister un à deux jours pour des personnes particulièrement sensibles.
Contrairement au traitement par laser, la disparition des vaisseaux visibles n’est pas immédiate. Plusieurs jours sont souvent nécessaires pour observer les premières améliorations. Ensuite, ces améliorations peuvent continuer de façon progressive au cours des 4 semaines qui suivent chaque séance.

En général, 2 à 4 séances espacées d’1 mois sont nécessaires selon l’intensité des lésions. Il convient d’éviter l’exposition aux UV ou de s’en protéger soigneusement à l’aide d’une crème écran total 1 mois avant et après chaque séance.

Le plus souvent, la fragilité des vaisseaux étant constitutionnelle et la maladie évolutive, il faut prévoir une ou plusieurs séances d’entretien tous les 6 mois à 2 ans selon les cas ; ce ne sont pas les vaisseaux traités qui reviennent, ce sont de nouveaux qui apparaissent.

Par ailleurs, il est possible de traiter d’autres lésions vasculaires avec l’appareil à lumière intense pulsée Ellipse Flex PPT, telles que certains angiomes, les taches « rubis », les angiomes stellaires et les « lacs veineux ».
Les angiomes sont des "taches" vasculaires disgracieuses généralement présentes dès la naissance, d’un rouge plus ou moins foncé et de taille variable.
Les tâches rubis sont de multiples taches rouges de petite taille (comme une tête d’épingle) disséminées sur le corps (tronc, jambes essentiellement). L'angiome stellaire est une lésion vasculaire bénigne de la peau ayant la forme d'un point central qui se ramifie par de nombreuses petites branches capillaires, comme une étoile (d'où le nom). Le lac veineux est une lésion vasculaire molle, comprimable, de couleur qui va du noir bleu au violet. Elle se trouve généralement sur les surfaces exposées au soleil (bord des lèvres, visage et oreille).
Quant aux varicosités des membres inférieurs, elles répondent mieux aux lasers et doivent être traitées après un bilan veineux réalisé par un spécialiste en médecine vasculaire (phlébologue), car il faut parfois commencer par un traitement du réseau veineux profond.